La
vie est faite de leçons
et
chacun les utilise à sa façon,
afin de pouvoir continuer au mieux son chemin.
Pour l’instant, je
m’enlisais un peu plus tous les jours dans mon infirmité. Pourtant, toute ma
famille, mes amis et le personnel médical m’aidaient à trouver ma place dans
cette nouvelle vie. Mais moi, je ne la trouvais pas. Ils ne pouvaient pas
comprendre ce que je vivais, les maux étaient plus forts que les mots. Même si
je n’ai jamais été au niveau zéro de l’échelle, j’étais bien bas. Pour le
moment, je digérais mon état !
Encore une
séance qui se terminait, et je n’avais pas fait grand-chose. Quand je suis
retourné dans ma chambre, une fois allongé sur mon lit, les larmes ont coulé
sur mes joues, je n’étais pas bien, j’aurais tellement aimé moi aussi, trouver la
force en moi afin d’affronter la vie qui m’attendait, et surtout retrouver une
paix intérieure. Je me battais contre moi-même, je ne savais pas jusqu’où
pouvait aller cette lutte. M’intéresser de nouveau aux membres de ma
famille, au monde extérieur, je voulais à nouveau m’ouvrir aux autres, devenir donneur
et non pas être demandeur. Je fermais mon cœur, je ne pouvais pas être heureux
dans ce cas-là. Je ne voulais plus être refermé sur moi-même. Je détestais
celui que j’étais devenu : un être exigeant, égoïste, capricieux avec son
entourage.
La douleur c’est cette ennemie
qui a souvent partagée ma vie en silence, celle qui avait pris possession de
mon corps sans mon accord. Combien de fois j’ai espéré que tu partes, je rêvais
de t’effacer à tous jamais. Tu étais venu hantées mes nuits et surtout effacer
mes sourires.
C’était dur de
rester immobile, surtout à 20 ans !
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