C’était dur de rester immobile, surtout à 20 ans !






La vie est faite de leçons 
et chacun les utilise à sa façon,  
afin de pouvoir continuer au mieux son chemin.





Pour l’instant, je m’enlisais un peu plus tous les jours dans mon infirmité. Pourtant, toute ma famille, mes amis et le personnel médical m’aidaient à trouver ma place dans cette nouvelle vie. Mais moi, je ne la trouvais pas. Ils ne pouvaient pas comprendre ce que je vivais, les maux étaient plus forts que les mots. Même si je n’ai jamais été au niveau zéro de l’échelle, j’étais bien bas. Pour le moment, je digérais mon état !
Encore une séance qui se terminait, et je n’avais pas fait grand-chose. Quand je suis retourné dans ma chambre, une fois allongé sur mon lit, les larmes ont coulé sur mes joues, je n’étais pas bien, j’aurais tellement aimé moi aussi, trouver la force en moi afin d’affronter la vie qui m’attendait, et surtout retrouver une paix intérieure. Je me battais contre moi-même, je ne savais pas jusqu’où pouvait aller cette lutte. M’intéresser de nouveau aux membres de ma famille, au monde extérieur, je voulais à nouveau m’ouvrir aux autres, devenir donneur et non pas être demandeur. Je fermais mon cœur, je ne pouvais pas être heureux dans ce cas-là. Je ne voulais plus être refermé sur moi-même. Je détestais celui que j’étais devenu : un être exigeant, égoïste, capricieux avec son entourage.
La douleur c’est cette ennemie qui a souvent partagée ma vie en silence, celle qui avait pris possession de mon corps sans mon accord. Combien de fois j’ai espéré que tu partes, je rêvais de t’effacer à tous jamais. Tu étais venu hantées mes nuits et surtout effacer mes sourires.

C’était dur de rester immobile, surtout à 20 ans !




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